| Tous les êtres vivants ont un métabolisme primaire qui fournit les molécules de base : acides nucléiques (ARN, ADN), lipides, protéines, acides aminés, carbohydrates. Les métabolites primaires sont produits en quantité élevée par les plantes. Il existe aussi un métabolisme secondaire, chez les plantes : c'est une exclusivité du monde végétal. Ces substances ne paraissent pas essentielles à la vie de la plante : on les appelle les métabolites secondaires . Ces produits, à structure chimique souvent complexe, sont très dispersés et très différents selon les espèces. C'est seulement à partir de la deuxième moitié du 20ème siècle qu'il y a eu explosion des recherches en ce domaine grâce à l'évolution du matériel d'analyse. Pourquoi les plantes fabriquent-elles des métabolites secondaires? Les animaux sont mobiles pour rechercher leur nourriture, pour échapper aux prédateurs et pour se reproduire. Les plantes sont immobiles ou presque, et elles ont dû développer des stratégies pour survivre et se reproduire. Les métabolites secondaires sont impliqués étroitement dans ces stratégies : - Dissuader les prédateurs : * les odeurs repoussent les herbivores (repellent) ; par exemple chez les Pélargoniums * Les plantes toxiques "éduquent" les herbivores à les éviter pour ne pas être broutées. - Attirer les pollinisateurs : les couleurs, mais aussi les odeurs attirent les insectes. Par exemple, certaines Orchidées synthétisent des phéromones sexuelles qui sont des substances volatiles émises par les insectes femelles pour attirer les mâles. - Décourager la compétition vis-à-vis d'autres espèces : c'est l'allélopathie. Certaines plantes émettent des substances pour inhiber la croissance des autres plantes : c'est le cas du Noyer qui produit de la juglone qui inhibe la croissance des autres plantes dans un rayon de 8 m autour du tronc. Plus de 800.000 espèces végétales poussent sur la surface du globe dont 250.000 sont connues. Parmi ces dernières, l'O.M.S a répertorié plus de 22.000 plantes médicinales utilisées par les médecines traditionnelles, mais seulement quelques centaines sont employées couramment aujourd'hui. Environ 1.200 plantes sont inscrites à la pharmacopée française. Elles ont toutes une activité pharmacologique reconnue et constituent un réservoir de matières premières à la source de presque la moitié des spécialités pharmaceutiques classiques. |
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